En 2025, 35 747 personnes ont été envoyées travailler à l’étranger par les 30 entreprises autorisées à organiser un recrutement de main-d’œuvre émigrée. Ce chiffre dépasse de près de 19 000 celui de 2024. Ces statistiques ont été présentées par la ministre du Travail, de la Migration et de l’Emploi de la république, Solekha Kholmakhamadzoda, rapporte Asia-Plus.
De plus, comme l’a noté la responsable, les structures correspondantes de son ministère à l’étranger ont aidé 21 669 compatriotes à trouver un emploi. Selon Mme Kholmakhamadzoda, les autorités, lors de l’envoi de main-d’œuvre à l’étranger, privilégient des instruments tels que le recrutement organisé et l’emploi légal. Ce mécanisme permet de préparer à l’avance, dans le pays d’origine, les documents nécessaires, de passer un examen médical, de confirmer ses qualifications et sa maîtrise de la langue.
Par ailleurs, la ministre du Travail a souligné qu’aujourd’hui, la protection des droits et des intérêts des Tadjiks quittant le pays est assurée de manière globale à toutes les étapes du processus : avant le départ, pendant le séjour à l’étranger et après le retour au pays.
La ministre a rappelé que l’année dernière, le Tadjikistan a signé avec la Russie un protocole modifiant les accords intergouvernementaux sur le recrutement organisé et le statut juridique des représentations des services de migration. Ce document a permis de déléguer aux autorités tadjikes une part importante des procédures de régularisation des migrants souhaitant travailler en Fédération de Russie : l’examen médical, la prise d’empreintes digitales, l’examen de langue russe, etc.
La représentation du ministère tadjik du Travail en Russie aide ses compatriotes en fournissant une assistance juridique, des conseils et des informations, tout en coopérant avec les autorités russes, les organisations publiques et la diaspora. L’année dernière, 77 rencontres ont ainsi été organisées avec les forces de l’ordre russes et les défenseurs des droits humains, et 205 rencontres avec les travailleurs.
Le ministère continue de prendre en charge les migrants même après leur retour au pays. La priorité est alors de leur assurer un emploi dans leur patrie, notamment pour les citoyens déportés. Ainsi, au cours de la période considérée, plus de 16 000 personnes revenues de Russie ont trouvé un emploi. Plus de 2 500 d’entre elles ont été embauchées sur les chantiers de la centrale hydroélectrique de Rogun. Au total, 28 600 citoyens rapatriés ou déportés ont bénéficié de diverses formes de soutien social, a ajouté la ministre.
La Russie reste une destination prisée par les migrants tadjiks, bien que l’afflux de main-d’œuvre en provenance de cette république d’Asie centrale diminue au fil des ans. Selon les données officielles des autorités russes, au cours des neuf premiers mois de l’année dernière, moins de 1,2 million de Tadjiks sont entrés en Fédération de Russie. Alors que sur la même période en 2024, ce chiffre s’élevait à 1,4 million de personnes, et à 1,7 million en 2023. Néanmoins, de nombreuses personnes souhaitant trouver du travail à l’étranger continuent de choisir la Russie. La comparaison avec les statistiques du recrutement organisé montre qu’un tout petit pourcentage de citoyens utilisent les services des entreprises spécialisées dans l’envoi de main-d’œuvre à l’étranger.



